Fabrication

Cité du gant par excellence, Saint Junien a vu naître les ateliers de la manufacture Agnelle en 1937. Aujourd’hui le savoir-faire si particulier de cette manufacture est reconnu et apprécié dans le monde entier. Les gestes, les hommes sont restés.
Les ateliers (les mêmes depuis 1937) sentent encore cette odeur de cuir si particulière.

Les peaux sont tannées spécialement pour la ganterie. La finesse et la souplesse du cuir sont autant de qualités primordiales qui se retrouvent dans le produit fini. Les « coupeurs » sont les premiers maillons de la chaîne de fabrication totalement artisanale.

Le choix des peaux

Choix des peauxUne fois sélectionnée, la peau est humidifiée au tampon, talquée puis « travaillée », étirée dans la longueur sur l’arrête de la table de coupe. Jamais en force. La peau obtient ainsi une bonne « nervosité ». Ce travail permet d’effacer les éventuelles cicatrices de l’animal.

La coupe

La coupeLe coupeur va ensuite selon un gabarit en carton définir la surface du gant en traçant à la craie un carré sur la peau. Pose des patrons : main, dos, pouces, fourchettes (entredoigts).

Selon les aspérités de la peau, il va trouver le meilleur grain, les meilleures parties de la peau.

La fente

La fenteUne fois le gant découpé aux ciseaux, le gant est compressé par des poids pendant 24 heures. Le gabarit est ensuite « fendu » à l’emporte pièce correspondant au patron sélectionné. La forme du gant est ainsi définie (court, long à manchette, à revers, etc…). Toutes les composantes sont alors numérotées.

L’ atelier de couture

Atelier de coutureÀ ce niveau de fabrication, le « gant » monte aux ateliers de couture.

Vérification de la concordance entre les composantes du gant : harmonie des grains du cuir, du sens des pièces, entre la main, les entredoigts (ou fourchettes) et les autres parties…

Une fois vérifiées, les pièces sont assemblées par des « piqueuses » soit à la main, soit à la machine. Cette étape de fabrication détermine le style des finitions : piqûres anglaises, sellier, brosser, brosser extérieur, retournées bords francs, etc… Les « fantaisies » sont alors apportées. Surpiqûres sur le dos de la main, broderies, breloques… sont mises en places soit sur les gants déjà cousus, soit juste avant la piqûre.

La doublure

La doublureLa doublure, généralement en jersey de soie, est alors posée. Véritable gant à l’intérieur du gant, la doublure est cousue au bout de chaque doigt. Au poignet, c’est maille par maille, à la main que le jersey est cousu.

Le gant est presque fini.

Ultime étape : le dressage du gant sur une main chauffante

Dressage du gantCette opération mets le gant en forme. À la main, le cuir est lissé. Les éventuelles traces de manipulation sont effacées par le simple passage de la main.

Au total ce sont plus d’une centaine d’opérations et plus de 5 heures qui sont nécessaires pour la fabrication d’un gant.